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Comment vit-on après une transplantation hépatique ?

5. Comment vit-on après une transplantation hépatique ? - Date de mise à jourMise à jour le : 16/01/2006
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Quels médicaments devrai-je prendre après la greffe ?

La greffe nécessite un traitement anti-rejet à vie (traitement immunosuppresseur).

Après transplantation, le traitement immunosuppresseur indiqué pour prévenir la survenue d’un rejet de greffe associe en règle générale 2 ou 3 immunosuppresseurs :
- les corticoïdes (CORTANCYL, SOLUPRED) sont utilisés pour la prévention du rejet à doses dégressives et à forte dose pour le traitement du rejet aigu.
- l’azathioprine (IMUREL) est utilisée uniquement pour la prévention du rejet précoce.
- la ciclosporine (NEORAL, SANDIMMUN) ou le tacrolimus (PROGRAF) sont les principaux immunosuppresseurs utilisés pour la prévention du rejet aigu et à long terme.
- le mycophénolate mofétil (CELLCEPT) en cas d’insuffisance rénale.

Ce type de traitement peut entraîner certains effets indésirables tels que :
- hypertension artérielle,
- diabète,
- anomalies de la fonction rénale,
- cancers,
- troubles neuro-psychologiques.

Tous ces effets sont habituellement dépendants de la dose de médicament et peuvent être réduits en diminuant cette dose. Ils sont surtout observés juste après la transplantation et tendent à disparaître progressivement.

Existe-t-il des risques de rejet ?

Le rejet est la réponse normale du système immunitaire vis-à-vis du greffon. Les médicaments immunosuppresseurs ont pour but de supprimer au maximum cette réponse. La moitié environ des patients recevant une transplantation hépatique va présenter un ou plusieurs épisodes de rejet modérés. Cela ne modifie en rien l’évolution ultérieure, et la survenue d’un rejet n’a pour conséquences importantes que de retarder la sortie de l’hôpital et d’entraîner l’administration temporaire de nouveaux médicaments.

D’autres complications peuvent-elles apparaître ?

Il existe d’autres sortes de complications éventuelles :
- vasculaires, surtout la thrombose de l’artère hépatique,
- biliaires qui nécessiteront un traitement adapté (médical, radiologique ou chirurgical),
- infectieuses : elles représentent la complication principale après transplantation. Le traitement préventif du rejet par des immunosupresseurs rend l’organisme plus vulnérable face aux infections, surtout dans les premières semaines ou les premiers mois après la transplantation. Ces infections peuvent être bactériennes (40 %), fungiques (10 %) ou virales (essentiellement à cytomégalovirus).

On assiste aussi parfois à un mauvais fonctionnement du foie greffé plusieurs mois après la transplantation.

Dans le cas de l’hépatite C, la récidive de l’infection par le VHC est presque constante après la transplantation. Malgré la récidive, on considère que la transplantation reste justifiée car, le plus souvent, cette récidive progresse lentement et ne compromet pas le fonctionnement du greffon dans un délai de 5 ans. Cela entraîne une nouvelle cirrhose, rapidement pour certains patients (1 à 5 ans), plus lentement pour d’autres (10 à 20 ans).

Sources :

- AGENCE DE LA BIOMÉDECINE, Bilan des activités de prélèvement et de greffe en France, 2005.

- HAUTE AUTORITÉ DE SANTE, Conférence de consensus Indications de la transplantation hépatique, 19 et 20 janvier 2005, Lyon (Palais des congrès), texte des recommandations (version courte), HAS, St Denis, 2005, 16 p.

Pour en savoir plus...

- SNFGE (Société Nationale Française de Gastro-Entérologie)
- INSERM
- www.ouest-transplant.org
- www.snfge.asso.fr
- Transhepat
- http://www.ouest-transplant.org