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Transmission de l’hépatite C

3. Transmission de l’hépatite C - Date de mise à jourMise à jour le : 18/11/2013
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Aucun vaccin ne protège contre l’infection par le VHC. La transmission se fait majoritairement par voie sanguine.

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Voie sanguine

Le VHC se transmet par voie sanguine dans 60 à 70 % des cas.

  1. Lors de l’usage de drogues par voie intraveineuse (même unique et ancien) avec échange de seringues ou partage de matériel servant à la préparation de l’injection.

On estime que 70 % des usagers de drogue par voie injectable sont contaminés par le VHC. Il est également possible d’être contaminé par le VHC lors d’un sniff ou la consommation de crack si on utilise le matériel (paille, pipe à crack…) d’une personne qui a le VHC.

  1. Lors d’une transfusion de sang ou de produits dérivés.

La transfusion a été un important facteur de contamination jusqu’en 1991. Sont donc essentiellement concernés les personnes polytransfusées, les hémophiles, mais aussi les hémodialysés et les transplantés d’organes. Depuis 1991, un test de dépistage obligatoire du VHC, associé à un dosage des transaminases Transaminases

 

Les transaminases sont des enzymes ayant une activité métabolique à l’intérieur des cellules. Ces enzymes sont présentes dans plusieurs tissus (foie, coeur, reins, muscles...) reflétant ainsi l’activité du foie et du coeur. Leur augmentation témoigne d’une lésion cellulaire dans le foie, le coeur, les muscles ou les reins.

, est fait systématiquement à tout donneur de sang, ce qui réduit considérablement ce risque. Actuellement, le risque de contamination est estimé à 1/5 000 000 transfusions.

Transmission sexuelle

La transmission sexuelle du VHC est rare :

  • Lors de rapports entraînant des saignements des muqueuses (ex : pénétration anale),
  • En cas de co-infection avec le VIH
  • Lors de rapports sexuels pendant les règles avec une femme porteuse du virus.

Transmission dans l’entourage

La transmission entre personnes vivant sous le même toit est très rare. Elle peut éventuellement se produire par l’intermédiaire des objets de la vie quotidienne sur lesquels il y a du sang de la personne contaminée par le VHC (ciseaux, rasoirs, brosse à dents, coupe-ongles). Il n’y a pas de risque lors d’un baiser ou lors de partage de la vaisselle et des couverts.

Transmission mère-enfant

Quand seul le VHC est en cause le risque de transmission de la mère à l’enfant est de l’ordre de 3 %. En revanche, quand le VHC est associé à une infection à VIH, le risque de transmission de la mère à l’enfant peut atteindre environ 20 %.

  • Si l’enfant est contaminé, le virus sera éliminé avant 1 an dans 40 % des cas.
  • 35 % des enfants évolueront vers une hépatite chronique minime.
  • les 25 % restants seront atteints de formes pouvant entrainer des complications graves (cirrhose, cancer).

S’agissant de l’allaitement et bien que les études ne soient pas toutes concordantes, le risque semble extrêmement faible voire nul.

Transmission au cours d’accident d’exposition au sang (AES)

Elle concerne le personnel de santé ou toute personne qui se pique accidentellement avec une aiguille ayant été en contact avec le sang d’une personne contaminée par le VHC. Le risque est évalué à environ 3 %.

Autres modes de transmission

15% des cas peuvent être liés à un séjour à l’hôpital et/ou à des actes médicaux invasifs (ex : endoscopies digestives, dialyse,..).

La contamination peut être liée à une décontamination insuffisante du matériel employé (cathéters, endoscopes, pinces à biopsie, etc.), du fait d’une connaissance encore insuffisante des méthodes d’éradication du VHC. Depuis 1995, une circulaire ministérielle établit les règles de désinfection du matériel, et notamment des endoscopes.

De même, la transmission du VHC est possible si les conditions d’hygiène réglementaires ne sont pas respectées lors de :

  • soins dentaires,
  • acupuncture, mésothérapie,
  • rasage chez un barbier,
  • tatouages, piercings, percement d’oreilles.

Sources :

- INSTITUT NATIONAL DE PREVENTION ET D’EDUCATION POUR LA SANTE, Hépatite C : du dépistage au traitement, questions et réponses à l’usage des patients, St Denis, Inpes, 2007, 73 p.