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Transmission de l’hépatite C

3. Transmission de l’hépatite C - Date de mise à jourMise à jour le : 13/02/2015
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Aucun vaccin ne protège contre l’infection par le VHC. La transmission se fait majoritairement par voie sanguine.

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Transmission par le sang

Le VHC (hépatite C) se transmet par voie sanguine dans 60 à 70 % des cas :

1) Lors de l’usage de drogues par voie intraveineuse, sniff ou consommation de crack :

• partage de matériel d’injection (seringue, cuiller, filtre, eau, coton, tampon),

• par voie nasale (partage de la paille),

• par voie fumée (blessures aux mains lors de la préparation du crack)

On estime que 70 % des usagers de drogue par voie injectable sont contaminés par le VHC.

2) La transfusion de sang ou de produits dérivés du sang a été un important facteur de contamination jusqu’en 1991. Depuis, il existe une chute du risque transfusionnel grâce aux mesures successives de dépistage des donneurs de sang (dépistage obligatoire du VHC associé à un dosage des transaminases Transaminases Les transaminases sont des enzymes qui ont une activité métabolique à l’intérieur des cellules. Ces enzymes sont présentes dans plusieurs tissus (foie, cœur, reins, muscles...) reflétant ainsi l’activité du foie et du cœur. Leur augmentation témoigne d’une lésion cellulaire dans le foie, le cœur, les muscles ou les reins.
Il existe deux types de transaminases : les SGPT, signifiant Sérum Glutamopyruvate Transférase (appelées aussi ALAT, Alanine-Aminotransférase) et les SGOT, pour Sérum Glutamooxaloacétate Transférase (dénommées également ASAT, pour Aspartate-Aminotransférase).
L’ALAT, ou SGPT, se trouve principalement dans le foie. Ainsi dans les maladies du foie, l’élévation des ALAT est supérieure à l’élévation des ASAT, alors que dans les maladies des muscles, l’élévation des ALAT est inférieure à l’élévation des ASAT.
) et à l’utilisation de matériel à usage unique.

En France le risque VHC est de 1 pour 7, 7 millions de dons (soit 1 don infecté tous les 3 ans).

3) En cas d’accident d’exposition au sang (AES)

• Le risque concerne le personnel de santé ou toute personne, en cas de piqûre avec une aiguille ou une coupure avec un objet tranchant parsemé du sang d’une personne contaminée par le VHC,

• Le risque réside aussi dans la projection sur une plaie, une peau lésée ou une muqueuse... de sang d’une personne contaminée par le VHC.

Le risque moyen de transmission après exposition percutanée au sang d’un patient infecté est de :

• VHC : entre 0, 5 et 3 %

• VIH : 0,3 %

• VHB : entre 2 et 40 % en l’absence de vaccination ou d’immunisation antérieure.

Transmission lors de rapports sexuels

La transmission sexuelle du VHC est rare. Le risque de transmission existe en cas de présence de sang pendant les rapports sexuels :

• Rapports sexuels pouvant provoquer des saignements ou des traumatismes : pénétrations anales non protégées, viol…

• Rapports sexuels, non protégés, pendant les règles avec une femme porteuse du virus de l’hépatite C.

Plusieurs facteurs semblent accroître notablement le risque de transmission lors de rapports sexuels non protégés :

• la séropositivité pour le VIH,

• la présence d’une infection sexuellement transmissible.

Transmission dans l’entourage

La transmission entre personnes vivant sous le même toit est très rare. Elle peut éventuellement se produire par l’intermédiaire de partage d’objets coupants (ciseaux, rasoirs, brosse à dents, coupe-ongles). Il n’y a pas de risque lors d’un baiser ou lors de partage de la vaisselle et des couverts.

Transmission mère-enfant

Quand seul le VHC est en cause le risque de transmission de la mère à l’enfant est de l’ordre de 4-5 % en France et dépend du niveau de la charge virale (CV) de la mère. Le risque est majoré de 2-3 fois en cas de coïnfection VIH-VHC.

• Si l’enfant est contaminé, le virus sera éliminé avant 1 an dans 40 % des cas,

• 35 % des enfants évolueront vers une hépatite chronique minime,

• les 25 % restants seront atteints de formes pouvant entrainer des complications graves (cirrhose, cancer),

• L’allaitement n’est pas contre-indiqué. La majorité des études a montré que l’ARN du VHC est indétectable dans le lait maternel.

Autres modes de transmission

15 % des cas peuvent être liés à un séjour à l’hôpital et/ou à des actes médicaux invasifs (ex : endoscopies digestives, dialyse...). Tout matériel médical ou non médical pouvant être en contact avec le sang, réutilisable et mal stérilisé, peut transmettre le VHC, d’où l’obligation d’utiliser un matériel à usage unique.

De même, la transmission du VHC est possible si les conditions d’hygiène réglementaires ne sont pas respectées lors de :

• soins dentaires,

• de séances d’acupuncture si les aiguilles ne sont pas jetables,

• lors de la mésothérapie si le matériel n’est pas à usage unique,

• rasage chez un barbier, tatouages, piercing, percement d’oreilles et dermographie.

Chez 20 % des malades, le mode de transmission reste inconnu mais pourrait être soit une contamination sanguine méconnue, soit une contamination par voie sexuelle, contact familial ou de la mère à l’enfant.

Sources :

Rapport Dhumeaux 2014 : chapitres 1, 19 http://www.afef.asso.fr/Data/upload...

Gros plan sur l’hépatite C virale http://hepatoweb.com/hepatite-C-tra...