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Docteur Jean-Pierre Giordanella, médecin de santé publique, directeur de la prévention de la CPAM de Paris : Je suis satisfait de la recherche, des découvertes, des avancées thérapeutiques dans le domaine des hépatites... Mais mon rêve est de fermer le robinet des nouveaux arrivants dans la maladie, d’où l’importance de la prévention. Par ailleurs, trop de malades asymptomatiques sont ignorés. Les médecins doivent faire un effort dans ce domaine.

Docteur Thierry Prazuck, président du Réseau Ville-Hôpital Sida et Hépatites du Loiret : On nous demande à nous médecins d’aller de plus en plus vite, de voir de plus en plus de patients parce que la consultation n’est pas rentable. Or la consultation ne peut pas être « rentable ». Dans l’avenir, pourrons-nous encore prendre le temps d’accompagner le patient !?

Docteur Pascal Melin, président-fondateur de SOS Hépatites, Centre Hospitalier de Saint-Dizier : Un patient est venu me voir sans rendez-vous car il voulait me parler. Or je n’avais pas le temps, j’étais déjà en retard dans mes consultations. Il m’a dit : "C’est dommage, je voulais juste vous dire merci pour tout ce que vous avez fait pour moi". Et il a tourné les talons. Les médecins sont habitués à un schéma qui leur fait croire qu’un patient demande à les voir pour se plaindre. C’est une erreur.

Docteur Pascal Melin, président-fondateur de SOS Hépatites, Centre Hospitalier de Saint-Dizier : Une femme de 70 ans avec une fibrose de score F2 voulait à tout prix se faire traiter pour son hépatite C, contre mon avis. J’estimais que c’était injustifié compte tenu de son âge et du faible niveau de son hépatite. Le traitement a échoué et j’étais aussi effondré qu’elle. Elle m’a alors expliqué que ses enfants refusaient de lui laisser ses petits-enfants de peur qu’elle les contamine. Je lui ai dit de m’amener ses enfants à qui j’ai expliqué avec succès l’absence de risque. Cette femme a pu revoir ses petits-enfants. Par la suite, elle m’a dit que je l’avais guérie même si le traitement avait échoué...

Le site internet

Etre à l’écoute... Respecter les choix... Informer sur les risques... L’association de santé communautaire Techno + visible sur la Toile grâce à son site Internet a pour objectif de promouvoir les stratégies individuelles ou collectives de réduction des risques liées au pratiques festives et de favoriser l’épanouissement de la culture techno. Découvrez son histoire et ses actions sur www.technoplus.org

Le chiffre : 60%

En 1995, 10 % des malades guérissaient du VHC. En 2008, ils sont 60 %.