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1er Forum Régional Interprofessionnel à Strasbourg

« On peut guérir de l’hépatite C. »

« On peut guérir de l’hépatite C. » - Date de mise à jourMise à jour le : 8/06/2010
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Hépatites Info Service et SOS hépatites Alsace ont organisé le 1er Forum Régional Interprofessionnel sur les hépatites B et C et la coïnfection avec le VIH/sida en clôture du mois du dépistage des hépatites virales et de la Journée mondiale contre les hépatites. Cette rencontre s’est déroulée le 1er juin 2010 à Strasbourg. L’occasion pour les intervenants de rappeler quelques faits et chiffres sur les hépatites virales.

Hépatite C et guérison

« On peut guérir de l’hépatite C ! », assène le professeur Michel Doffoel, chef du Pôle de référence Hépatites Alsace en débutant son intervention. Le traitement antirétroviral de base (interféron + ribavirine) permet en effet de guérir dans 50 à 80 % des cas selon le génotype du virus. Toutefois, si la charge virale ne s’effondre pas dans les 4 premières semaines, la possibilité de guérir est faible. « Dans ce cas, poursuit le professeur Doffoel, la nécessité de passer d’un traitement standard à un traitement à la carte s’impose. »

Antiprotéases

Sur une cinquantaine de molécules actuellement à l’essai contre l’hépatite C, seulement 5 ont des chances d’arriver sur le marché. Parmi elles, Bocéprévir et Télaprévir, deux antiprotéases, devraient obtenir leur autorisation de mise sur le marché (AMM) au plus tard en 2012.

Prise en charge médico-psychologique

Humeur dépressive, agressivité, irritabilité, perturbation du sommeil, crise de larmes… constituent un tableau clinique classique des personnes sous traitement contre l’hépatite C. Le malade ne sent rend pas toujours compte de ces troubles d’où l’importance de l’entourage pour alerter et favoriser une prise en charge rapide. L’après traitement est aussi une étape à surveiller, la personne pouvant se replier sur elle-même dans une forme plus ou moins profonde d’inertie. Pour le psychiatre Jean-Philippe Lang, une prise en charge rapide des troubles psychiques apporte au malade des bénéfices certains en termes de qualité de vie.

Grossesse

La grossesse représente un moment opportun pour dépister le VIH et / ou une hépatite. D’autant plus que, selon le docteur Michèle Weil, « la grossesse est souvent pour certaines femmes la première rencontre avec un professionnel de santé ».

Aujourd’hui, 60 % des femmes enceintes séropositives au VIH poursuivent leur grossesse. Une conséquence du succès des traitements prescrits à la femme enceinte et au bébé à la naissance. La transmission materno-fœtale est en effet passée de 25 % en 1989 à 1, 1 % en 2007 !

Pour le VHC, le dépistage n’est pas obligatoire pendant la grossesse. Il est toutefois fortement recommandé chez les femmes toxicomanes et les conjointes des usagers de drogue.

Enfin, en ce qui concerne l’hépatite B, le dépistage est obligatoire au 6ème mois de la grossesse.