https://www.hepatites-info-service.org
faire un don

VHB : trop peu de dépistage

VHB : trop peu de dépistage - Date de mise à jourMise à jour le : 5/07/2013
envoyer l'article par mail Partager sur facebook
Diminuer la police Augmenter la police Version imprimable de cet article

Plus de 280 000 personnes sont porteuses du virus de l’hépatite B (VHB) en France. L’enquête KABP* a consacré un volet à cette infection et a comparé les résultats avec ce que savent les Français-e-s du VIH.

Une infection moins connue que le VIH

Alors que les modes de transmission sexuelle et par usage de drogues du VIH sont extrêmement bien connus (par plus de 99 % des répondants), ils sont moins bien connus pour le virus de l’hépatite B :

- 90 % savent que le VHB peut se transmettre en partageant une seringue lors d’une prise de drogue,

- 70 % lors de rapports sexuels sans préservatif.

Autant de craintes que pour l’infection à VIH mais moins de dépistages

Parmi les risques et maladies que les personnes interrogées ont déclaré craindre « beaucoup » ou « pas mal » pour elles-mêmes, les hépatites virales et le sida se situent au même niveau (20 %).

Par ailleurs, les personnes interrogées se perçoivent plus à risque d’être contaminées par le virus de l’hépatite B que pour le VIH : 8 % des personnes se déclarent plus à risque de contamination par le VHB par rapport à la moyenne contre 4 % par le VIH.

Pourtant, 27 % d’entre elles indiquent avoir été dépistées pour l’hépatite B quand 61 % déclarent avoir réalisé un dépistage du VIH au cours de la vie.

Les répondants les plus à risque vis-à-vis de l’hépatite B (usagers de drogues, personnes originaires d’Asie et d’Afrique subsaharienne) déclarent plus souvent avoir été dépistés que le reste de la population (45 % contre 27 %).

55% des personnes les plus à risque vis-à-vis de l’hépatite B se déclarent vaccinés

Près de la moitié des répondants (47 %) déclarent s’être fait vacciner contre l’hépatite B (quel que soit le nombre de doses) et 9 % indiquent ne pas savoir.

Les répondants les plus à risque vis-à-vis de l’hépatite B déclarent avoir été vaccinés pour 55% d’entre eux.

Conclusion

Les résultats de l’enquête KABP suggèrent que des progrès restent à faire dans l’amélioration des connaissances, mais aussi pour augmenter le dépistage et la vaccination des personnes les plus à risque.

*L’enquête KABP a été conduite auprès de plus de neuf mille personnes âgées de 18 à 69 ans résidant en France métropolitaine.