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VHC : un traitement, oui mais quand ?

VHC : un traitement, oui mais quand ?  - Date de mise à jourMise à jour le : 8/10/2012
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La 88ème Réunion publique d’information (Répi) organisée par l’association Act Up a été consacrée à la coïnfection VIH/VHC, jeudi 4 octobre 2012. Elle a permis de faire un point sur les « nouvelles » molécules utilisées actuellement pour éradiquer le virus de l’hépatite C : le Bocéprévir (AMM* en juillet 2011) et le Télaprévir (AMM* en septembre 2011).

Le Pr Dominique Salmon-Ceron de l’hôpital Cochin (Paris) et le Dr Emmanuel Mortier de l’hôpital de jour Louis Mourier (Colombes) ont confirmé le succès de ces deux molécules chez les patients naïfs de traitement, les rechuteurs et les personnes coïnfectées VIH/VHC (génotype 1 uniquement).

Cependant ils ont aussi insisté sur les effets indésirables très importants qu’elles provoquent. D’une part parce que ces molécules sont associées au traitement de base Interféron Ribavirine, déjà lourd. D’autre part parce qu’elles entraînent elles-mêmes des effets indésirables supplémentaires dont principalement :

- rash, anémie, fatigue… pour le Télaprévir,

- anémie, fatigue, perte du goût… pour le Bocéprévir.

Le Dr Mortier a insisté sur la très grande fatigue vécue par les personnes en traitement et l’impossibilité pour elles de poursuivre une activité professionnelle. Il est donc nécessaire que les patients, en étroite relation avec leur médecin, se préparent à cette mise sous traitement. Les patients mais aussi leur entourage.

Sur le forum d’hepatites-info-service.org, un internaute témoignait récemment : « J’ai informé ma famille et mes amis que ça allait être dur pour moi et pour eux. J’aurai de grands moments de fatigue, de l’irritabilité… Cette démarche m’a permis d’être moins stressé pendant mon traitement. »

Le Pr Salmon-Ceron et le Dr Mortier ont voulu faire passer un message commun : pour les personnes souffrant d’une hépatite évolutive rapide, le traitement par Bocéprévir ou Télaprévir est à proposer sans délai. Pour celles qui sont en évolution lente, il semble préférable d’attendre deux / trois ans, le temps qu’arrivent de nouvelles molécules actuellement à l’étude. L’intérêt de celles-ci est qu’elles ne seront pas associées à l’Interféron Ribavirine.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’en discuter pour faire le meilleur choix. N’hésitez pas à en parler avec les écoutant-e-s d’Hépatites Info Service au 0 800 845 800.

*Autorisation de mise sur le marché