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Risques d’infection lors d’un tatouage

3. Risques d’infection lors d’un tatouage - Date de mise à jourMise à jour le : 15/10/2013
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Lors d’un tatouage, le non respect des règles d’hygiène est susceptible d’entraîner une infection chez un client à partir de ses propres micro-organismes ou éventuellement la dissémination d’une infection déjà présente chez lui (des verrues par exemple).

L’infection peut aussi être due à des microbes présents sur le matériel. Ces micro-organismes peuvent provenir :

  • d’un client précédent, par exemple si le tatoueur utilise un matériel mal stérilisé,
  • des surfaces avec lesquelles ce matériel aura été en contact,
  • des mains du tatoueur.

Tatouage et hépatites infectieuses

Les infections les plus courantes sont dues à des bactéries et se développent à partir de la zone tatouée.
La possibilité d’une contamination par les virus de l’’hépatite B (VHB) ou de l’’hépatite C (VHC) existe. Aucun cas de contamination par le VIH n’a jamais été observé lors d’un tatouage.

Autres infections et allergies

Des infections dues à d’autres micro-organismes peuvent plus rarement survenir comme les virus herpès ou le papillomavirus (responsable des verrues).

Des réactions allergiques (par exemple aux pigments de l’encre) et des cicatrisations pathologiques sont possibles.

 

Réduire les risques lors d’un tatouage

Le tatoueur doit :

  • se laver les mains selon un procédé médical défini par la réglementation,
  • se désinfecter les mains,
  • ne pas porter de bijou, avoir les ongles courts, propres et sans vernis ou bien porter des gants.

Tout ce qui sert à percer la peau doit être stérile. Les aiguilles sont stériles ou à usage unique. Les outils non stérilisables sont nettoyés et décontaminés. Le marquage CE des aiguilles n’est pas obligatoire car il ne s’agit pas de dispositif médical.

Les surfaces de travail sont nettoyées et désinfectées puis protégées avec un film plastique jetable. La peau qui va être tatouée doit être désinfectée avec un antiseptique.

Situations médicales particulières

Les maladies qui affectent de manière importante les défenses immunitaires de l’organisme peuvent perturber le processus de cicatrisation et favoriser la survenue d’infections. C’est le cas notamment des cancers, de certaines maladies du sang, du diabète, du stade avancé de l’infection au VIH ou de certaines maladies génétiques.

L’utilisation prolongée de certains médicaments peut également entraîner une baisse des capacités de défense de l’organisme. Les principaux médicaments concernés sont les corticoïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui sont très fréquemment prescrits.

Les maladies chroniques de la peau, comme l’eczéma, fragilisent le revêtement cutané et doivent poser la question de l’opportunité d’un tatouage.

Si vous êtes séropositif-ve au VIH, consultez l’article Séropositif et tatoué ?

Pour cette photo, réalisée pendant le Mondial du Tatouage 2013, il n’a pas été possible de relever le nom de chaque tatoueur dont le travail est représenté. Si vous êtes l’auteur d’un dessin ou d’un tatouage représenté ici, vous pouvez demander toute rectification ou retrait des images vous concernant.