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L’hépatite A redevient une maladie à déclaration obligatoire en France

L’hépatite A redevient une maladie à déclaration obligatoire en France - Date de mise à jourMise à jour le : 20/01/2006
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Tout cas d’hépatite aiguë A devra de nouveau être notifié par le médecin traitant ou le laboratoire qui en a fait le diagnostic à la DDASS du département concerné.

L’Institut de veille sanitaire a réfléchi à la nécessité de faire évoluer le système de surveillance pour mieux détecter les foyers épidémiques et améliorer les connaissances sur l’hépatite A. Seule la déclaration obligatoire permettra d’obtenir des données fiables pour faire des choix de santé publique et pour les évaluer.

L’hépatite A, qui n’évolue jamais vers la chronicité, est une infection virale aiguë du foie due au virus VHA. La contamination avec le VHA se fait par voie oro-fécale, c’est-à-dire par contact avec une personne contaminée ou par l’ingestion d’aliments contaminés ou d’eau contaminée (plutôt dans les pays en voie de développement).

Le respect des règles d’hygiène de base (se laver les mains après un passage aux toilettes, après avoir changé la couche d’un nourrisson, avant de préparer un repas, avant de donner à manger à des enfants...) permet d’éviter la transmission de l’hépatite A.

Un vaccin, disponible en France depuis 1992, est recommandé pour les adultes non immunisés et les enfants âgés de plus d’un an voyageant en zone d’endémie, les jeunes des internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée, les personnes exposées à des risques particuliers, les patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou porteurs d’une maladie chronique du foie et les homosexuels masculins.

La déclaration obligatoire de l’hépatite A avait été abrogée en 1984 car cette pathologie n’était plus considérée comme un réel problème de santé publique. Les taux de séroprévalence avaient beaucoup baissé et les formes pédiatriques, le plus souvent asymptomatiques ou bénignes, étaient les plus nombreuses. Mais cette baisse de l’immunité acquise au cours de l’enfance fait qu’aujourd’hui les adultes jeunes sont sensibles au virus de l’hépatite A. Or, le risque de complications est plus élevé chez l’adulte.

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