Dossier : l’hépatite chronique en prison

hepatite prison

Depuis la loi du 18 janvier 1994, le mesures de prévention et de soins entre milieu libre et prison doivent être identiques. L’incarcération doit donc être l’occasion de faire un point complet sur son état de santé et sur les nécessités de traiter son hépatite.

Des médecins généralistes mais aussi spécialistes (hépatologues, infectiologues, psychiatres...) sont accessibles dans de nombreux établissements.

Cependant dans un rapport de 2015, l'Igas note "que l’offre de soins est insuffisante et très disparate entre les établissements pénitentiaires". Un constat qui reste toujours d'actualité en 2019.

Les soins en prison

Depuis la loi du 18 janvier 1994 relative à la prise en charge des détenus et à leur protection sociale, l’organisation des soins est calquée sur celle existant au-dehors.

Les équipes de soins et les traitements sont les mêmes qu’à l’hôpital. Les soins sont gratuits. Les soignants sont astreints au secret professionnel et relèvent du ministère de la Santé et non plus du ministère de la Justice.

Les obstacles à l’organisation des soins sont surtout ceux liés aux impératifs de sécurité régissant le fonctionnement de tout établissement pénitentiaire (problèmes entraînés par la nécessité d’escortes pour les extractions médicales par exemple).

Un rapport Igas de 2015 note toutefois "que l’offre de soins est insuffisante et très disparate entre les établissements pénitentiaires". Un constat qui reste toujours d'actualité.

Les structures de soins en prison

L’Unité Sanitaire (US) assure la prise en charge sanitaire des personnes détenues dans une mission globale de santé publique et d’éducation pour la santé.

Le service médico-psychologique régional (SMPR) est une unité de soins en santé mentale présent au sein d’un établissement pénitentiaire.

1er jour de l’incarcération :

Consultation individuelle avec un membre du personnel de l’US. Celui-ci effectuera un bilan de santé et le dépistage de certaines maladies. Si vous suivez un traitement à l’extérieur et possédez vos ordonnances, présentez-les lors de cette rencontre ;

Consultation individuelle pour une radiographie pulmonaire ;

Consultation individuelle avec un membre du personnel du SMPR, chargé de l’évaluation et de la mise en place d’un éventuel suivi.

2ème jour (dans l’idéal) de l’incarcération :

Consultation individuelle à l’infirmerie avec un membre du personnel de l’US.

Il existe aussi la possibilité d’être suivi pour les personnes détenues consommant des substances psychoactives illicites.

La prise en charge

Les soignants de l’unité sanitaire (US) et du service médico-psychologique régional (SMPR) sont à même de vous fournir des informations sur le virus, sa transmission, le dépistage, l’évolution de la maladie et les traitements existants.

Le dépistage est effectué par l’US. Pensez à demander un autre rendez-vous pour la restitution du résultat du dépistage.

Le bilan de l’hépatite est effectué à l’US et l’indication au traitement est posée par les spécialistes (hépatologues, infectiologues) consultants de l’US.

Si le traitement est initié, la structure médicale de relais en milieu ouvert est à définir dès le début afin d’éviter une discontinuité du traitement en cas de libération non programmée.

Faire appel aux soignants

L’entretien d’accueil à l’Unité Sanitaire (US) et au service médico-psychologique régional (SMPR) est systématique dans les plus brefs délais après la mise sous écrou.

C’est un moment privilégié d’échange avec les soignants pour tout problème concernant son état de santé.

Le dépistage ou le bilan d’une hépatite peuvent être réalisés à cette occasion.

Par simple courrier destiné à l’US ou au SMPR, vous pouvez prendre contact ensuite avec des soignants pour tout questionnement portant sur le dépistage, le bilan ou le traitement d’une éventuelle hépatite.

Sources : vie-publique.fr, Les droits de la personne détenue - Déc. 2016