le vaccin contre l’hépatite A

En France, environ un millier de cas d’hépatite A sont déclarés chaque année, en grande partie chez des personnes revenant de séjour dans des pays où le virus circule fortement.

Pourquoi vacciner contre le VHA ?

L’hépatite A est une infection virale aiguë du foie due au virus de l’hépatite A (VHA).

L’hépatite A est fréquente dans les pays en voie de développement où elle affecte le plus souvent les enfants.

Dans les pays où les conditions d’hygiène sont bonnes, elle est plus rare et touche en proportion davantage les adultes qui ne sont pas protégés, n’ayant pas eu la maladie dans l’enfance.

L’évolution de la maladie est habituellement bénigne, mais chez l’adulte, elle est plus souvent symptomatique et potentiellement grave par la survenue d’une hépatite fulminante pouvant être mortelle.

Il existe depuis 1992, un vaccin contre le VHA ayant un taux de séroconversion de 98 à 100 %, un mois après la première injection, il confère une protection pendant une durée d’au moins 10 ans.

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Alerte hépatite A  : depuis octobre 2016, une importante épidémie d’hépatite A chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) est constatée dans de nombreux pays européens (Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie...). La France est aussi touchée avec des cas de HSH contaminés par le VHA en région Normandie (janvier 2017) et une augmentation de cas dans les régions Ile-de-France et Hauts de France.

Dans un contexte de pénurie de vaccins anti-VHA, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a rendu un avis récent (14/02/2017) relatif aux tensions d’approvisionnement de vaccins contre l’hépatite A et l’hépatite B. Parmi les personnes à vacciner en priorité, le HCSP cible notamment les HSH.

Qui vacciner contre le VHA ?

Pour tenir compte des difficultés d’approvisionnement des vaccins hépatite A adultes constatées depuis plusieurs mois, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) en date du 19 mai 2016, actualisant l’avis du 15 juin 2015, a défini les priorités en matière de personnes à vacciner :

Les enfants âgés de 1 an et plus, nés de parents issus de pays de haute endémicité de l’hépatite A : ils ne sont prioritaires pour cette vaccination que dans la perspective d’un séjour proche dans leur pays d’origine.

Les personnes de l’entourage d’un ou plusieurs cas confirmés, conformément aux recommandations inscrites au calendrier vaccinal : en milieu familial, en collectivités.

les voyageurs (âgés de 1 an et plus) ne doivent être considérés comme prioritaires pour cette vaccination que si les conditions de leur séjour les exposent à un risque élevé de contamination par le virus de l’hépatite A. Les adultes nés avant 1945 ne seront vaccinés qu’après une sérologie prouvant leur absence d’immunisation.

Les personnes immunodéprimées exposées.

Les patients atteints de mucoviscidose, de maladie génétique responsable principalement d’une atteinte respiratoire et du pancréas et/ou de pathologie hépatobiliaire susceptibles d’évoluer vers une hépatopathie chronique. La pratique préalable d’une sérologie prouvant leur absence d’immunisation est recommandée pour les patients adultes.

Les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) exposés et non immunisés (la pratique préalable d’une sérologie prouvant leur absence d’immunisation est recommandée).

Quels risques après un vaccin ?

La presque totalité des réactions signalées (douleur ou rougeur au point d’injection, fièvre…) sont bénignes et disparaissent en moins de vingt-quatre heures.

Les douleurs au site d’injection prédominent, avec une incidence de plus de 10%.

Sources : Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Calendrier vaccinal 2018,  Le vaccin contre l’hépatite A